Combattre la pauvreté grâce au développement communal et à la décentralisation

Brève description du projet

Désignation: Développement communal et décentralisation (ProDéCID II)
Commettant: Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Pays: Madagascar
Organisme de tutelle: Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID)
Durée totale: De 2019 à 2022

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Situation initiale

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Les régions rurales surtout sont confrontées à la pauvreté. L'État n’y est guère présent, ce qui a des conséquences directes sur le développement local et sur l'accès aux services publics, à l’éducation, à la santé et à la lutte contre la pauvreté. En 2017, plus de 90 % de la population vivait avec moins de deux dollars par jour.

Dans ces conditions de vie précaires, la question des droits humains reste entière pour le plus grand nombre, notamment quant au droit à l’éducation. Les femmes et les enfants, en particulier, souffrent de conditions de développement  restreintes. L'État n’est guère en mesure d’investir dans l’infrastructure et d'assurer les services de base. En 2017, la quote-part d’impôt ne représentait que 5 % du produit national brut. Dans une grande partie du pays, l'État n’est pas à même de protéger la population contre la criminalité, les catastrophes naturelles, les épidémies et les conséquences du changement climatique. Quelque 70 % des Malgaches vivent en milieu rural. Les inégalités sociales criantes et le mécontentement envers l'État ravivent constamment les conflits politiques et sociaux.

La décentralisation et la promotion du développement local dans les communes constituent des outils essentiels du gouvernement pour combattre la pauvreté. L’une des causes de la faible capacité d’action des communes est l'état précaire de leurs finances. Par ailleurs, faute de moyens techniques et de personnel qualifié, les communes, trop souvent, ne sont pas en mesure de tirer pleinement parti des recettes auxquelles elles peuvent prétendre et de fournir à la population des prestations de services satisfaisantes.

Actuellement, les communes n’utilisent pas encore suffisamment les coopérations avec la société civile et le secteur privé, ce qui permettrait d'améliorer l'accès aux services de base et de promouvoir le développement économique local axé sur la réduction de la pauvreté.

Objectif

Les communes sélectionnées assument pleinement leur rôle en faveur du développement économique local axé sur la réduction de la pauvreté, et coopèrent avec la société civile et les institutions étatiques.

 

 

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Approche

Le projet a recours à des solutions numériques pour augmenter les recettes propres des communes et créer les conditions pour la transparence de la gestion budgétaire.

Par ailleurs, pour améliorer les services communaux, il favorise les partenariats entre les communes, la société civile et le secteur privé. Apportant un soutien aux communes, de tels partenariats renforcent les services de base et les prestations administratives, par exemple en introduisant de nouvelles normes.

En outre, le projet conseille les institutions nationales et les régions dans l'amélioration des structures d'appui des communes.

De surcroît, plusieurs donateur•rice•s soutiennent conjointement les organisations de la société civile par des mesures de conseil, de financement et de structuration.

Le projet atteint environ 800 000 personnes dans 150 communes partenaires, en particulier dans des zones rurales situées dans les régions pilotes de Diana, d’Analamanga et de Boeny. L’objectif est d’accroître les ressources financières des communes grâce à l'augmentation de leurs recettes et de celles  de l'État ainsi qu’à l’amélioration des transferts financiers à leur profit. Dans le même temps, le projet s’engage en faveur de la bonne gouvernance et d’une gestion financière efficace et transparente dans les communes. En coopération avec le secteur privé et la société civile, il soutient le renforcement des services communaux. Ces efforts conjugués créent une dynamique de développement local.

Avec ces activités, le projet soutient l'État malgache dans la mise en œuvre de l'Agenda 2030. GFA Consulting Group apporte son appui à la réalisation du projet.

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Résultats

Le projet contribue par divers moyens au développement communal et à la décentralisation axés sur la réduction de la pauvreté :

  • Les recettes propres tirées des impôts, contributions et taxes ont augmenté de 15 % dans 110 des 150 communes partenaires.
  • Dans 60 communes, 2 000 personnes en tout ont augmenté leurs revenus de 15 %, dont 500 femmes et 200 jeunes.
  • L’évaluation de la gouvernance locale (efficacité de l’administration, participation, promotion du développement), sur la base de l’indice de gouvernance locale, augmente de deux points dans 110 communes.
  • Dans le cadre d’échanges avec les communes, diverses initiatives et associations ont élaboré 15 documents stratégiques sur le développement local. Ces documents ont été présentés lors des consultations nationales du gouvernement. Ils portaient, par exemple, sur l’égalité de genre, les normes nationales en termes de fourniture de services et sur la réforme du transfert des ressources financières au niveau national.

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