« Amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement »

Description succincte du projet

Designation: Programme sectoriel Eau et assainissement (PROSECEAU) au Burundi
Commettant: Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Pays: Burundi, Afrique centrale
Organisme de tutelle: Agence burundaise de l’hydraulique et de l’assainissement en milieu rural (AHAMR), Régie de production et distribution d’eau et d’électricité (REGIDESO)
Durée totale: De 2018 à 2020 (phase IV)

 

Garçonnet se lavant les mains – l’accès à l’eau salubre, essentiel pour l’hygiène corporelle

Situation initiale

Le Burundi est un pays riche en ressources hydriques et on y dénombre plus de 30 000 sources, mais l’infrastructure de distribution d’eau potable aux usagers est insuffisamment développée ou en mauvais état. Dans les trois provinces bénéficiaires, 57 % des ménages n’ont pas accès à l’eau potable. En outre, un quart des sources présentent des contaminations bactériennes dues à la forte densité démographique. En raison des mauvaises conditions d’hygiène, la qualité de l’eau se détériore encore pendant son stockage chez les ménages si bien que l’eau est contaminée par des bactéries dans 75 % des cas.

Le Burundi a adopté en 2013 les principes d’un Code de l’eau et une stratégie de soutien à la population pauvre. Ces principes et cette stratégie sont encore en vigueur et déterminent le développement du secteur de l’eau, malgré la crise politique et la suspension de la coopération de l’Allemagne avec le gouvernement burundais en 2015.

Objectif

L’utilisation d’eau potable par les ménages pauvres urbains et ruraux est améliorée.

Approche

En accord avec le processus de décentralisation, le projet appuie les communes bénéficiaires quand elles doivent décider des investissements à réaliser dans l’infrastructure de distribution d’eau et du mode d’exploitation choisi.

Afin de garantir un approvisionnement durable en eau, le projet renforce les capacités de gestion financière des prestataires des services de l’eau potable. L’objectif est de faire en sorte que les recettes des exploitants couvrent au moins les coûts d’exploitation et de maintenance de l’infrastructure. Les exploitants sont également aidés à rendre des comptes sur les services fournis.

Il est particulièrement important d’améliorer l’approvisionnement en eau potable des ménages à bas revenus. Le projet se concentre donc sur la distribution d’eau potable aux bornes fontaines publiques utilisées par les ménages qui ne sont pas raccordés au réseau d’eau.

Le projet met en place des périmètres de protection destinés à améliorer la qualité de l’eau potable et conçoit des campagnes de sensibilisation sur les changements de comportement nécessaires, par exemple par des spots publicitaires et des prospectus. Il finance la construction de latrines adéquates. Ces mesures visent à empêcher la contamination de l’eau potable pendant le stockage et à améliorer l’hygiène dans les ménages.

Accès à l’eau potable et amélioration de l’approvisionnement en eau potable au Burundi

Résultats

La loi de 2012 portant Code de l’eau fixe les principes directeurs du secteur de l’eau, comme le principe de subsidiarité, c’est-à-dire le transfert de la responsabilité à des structures décentralisées, et le principe de viabilité, selon lequel l’approvisionnement en eau potable doit couvrir les coûts.

Les investissements dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement occupent une place importante dans les plans de développement communaux depuis que l’Agence burundaise de l’hydraulique et de l’assainissement en milieu rural (AHAMR) conseille les communes dans l’élaboration de ces plans. Cela a conduit à partir de 2014 à la réhabilitation et à la construction de réseaux d’eau desservant environ 750 000 personnes dans le cadre de la planification communale.

Le modèle d’organisation créé par la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) et le projet pour l’approvisionnement en eau potable a été adopté par 75 % des communes rurales burundaises. Ce modèle prévoit que les administrations communales signent avec les prestataires des conventions délégant à ces derniers les missions, compétences et responsabilités en la matière. Le modèle prescrit un tarif faisant de la couverture des coûts d’exploitation le prérequis de base à une exploitation viable.
 

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